Nous aurons le plaisir de vous faire déguster le Jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 novembre 2018 de 9h à 11h30 et de 14h à 18h30
2 beaujolais nouveau et 2 beaujolais village  nouveau.
Beaujolais nouveau de Robert Perroud
Robert Perroud
Robert Perroud, spécialiste du Cru Brouilly et Côte de Brouilly, dévoile sa cuvée Beaujolais Nouveau. Les raisins de sa vigne à Quincié-en-Beaujolais sont récoltés manuellement et transportés en bennes de 50Kg avant d’être apportés au cuvage. Tout est cousu main, de la taille à la récolte. Beaucoup d’efforts dans les vignes sont effectués : pas de grand vin sans raisins exceptionnels.
Dégustation :

Un vin tout en gourmandise qui respire le jus de raisin pour adulte … tout en piccolabilité !

Beaujolais villages Nouveau vieilles vignes de Emmanuel Fellot
Emmanuel Fellot
Vigneron depuis 1990, Emmanuel Fellot a repris l’exploitation de son père Michel  et de son grand-père Ludovic.
Dans la lignée familiale, il exploite aujourd’hui avec sa femme Nadège et leur trois filles une vingtaine d’hectares de vigne entre la colline de Brouilly et la vallée du Nizerand.
En grande partie plantées il y a plus de 50 ans, les vignes sont taillées en gobelet. Elles sont cultivées depuis 20 ans selon les pratiques de la lutte raisonnée qui préservent l’environnement.
Le raisin est vendangé à la main.
Paysans dans l’âme, ils élèvent également des vaches rustiques en bio et 100% plein air !
Dégustation :
Toujours caractérisé par un fruit bien mur soutenu par une belle densité surfant sur un joli grain de bouche… les villages sont généralement plus structurés.
Beaujolais nouveau vignes de 1911 de Jean Michel Dupré 
Les ceps sont de vraies « oeuvres d’art », ils longent le sol. Les raisins de petite taille et en petit nombre sur les ceps profitent de la chaleur des pierres pour mûrir. C’est sur une vigne en coteaux, exposée plein sud, que Jean-Michel récolte tous les ans les fruits d’une année de travail exclusivement manuel.
Jean Michel Dupré

Dégustation :

Un vin presque nature( juste un peu de souffre à la mise), c’est un gamay vecteur de terroir… Epuré et floral il surprend de part sa singularité hors norme mais d’une grande authenticité… Réservé au puriste !

Beaujolais villages Nouveau de Jean Marc BURGAUD

Les vins sont élaborés par mes soins depuis le travail de la vigne jusqu’à la mise en bouteilles au domaine, dans le respect des traditions culturales.

Le gamay noir à jus blanc, unique cépage en Beaujolais, bénéficie de toute mon attention au cours de l’année.

Le travail de la vigne suit le rythme des saisons :

  • Taille en hiver,
  • Ébourgeonnage au printemps,
  • Palissage en été,
  • Vendanges manuelles,

Et protection raisonnée contre les maladies et les insectes dès les premiers bourgeons.

La vinification est traditionnelle : sans traitement thermique, sans utilisation de levures spécifiques, afin d’obtenir des vins typiques et de terroir.

Pour élaborer un grand vin ,le vigneron doit connaître ses terroirs , les travailler pour obtenir les plus beaux raisins possibles ,et de cette harmonie peuvent naître de grandes bouteilles.

Jean Marc Burgaud

Dégustation :

Une gamme aromatique complexe avec un touché de bouche délicat laissant apparaître un terroir tout en relief et en profondeur pour un vin Nouveau.
Il dégage beaucoup de charisme !

Info pour le beaujolais nouveau,

Le saviez vous?

En 2017 le beaujolais nouveau est l’un des vins les plus exportés au monde. Seule la moitié de la production reste en France, ce qui représente tout de même près de 15 millions de bouteilles de 75cl, le reste est envoyé aux quatre coins du globe, dans 111 pays. Et c’est au Japon qu’il est le plus consommé, avec plus de 50 000 hectolitres qui y sont envoyés chaque année, soit près de 7 millions de bouteilles. Ce breuvage y est acheminé par avions entiers, pour être bu dès les premières secondes du troisième jeudi de novembre, voire même prendre des bains dedans. Il paraît que cela porte bonheur.

Et comme les premières bouteilles peuvent être ouvertes officiellement seulement à partir de minuit dans la nuit du mercredi au jeudi, avec le décalage horaire, les Japonais sont les premiers à boire le Beaujolais

Piscine de beaujolais nouveau au Japon

Loin derrière, les États-Unis sont également friands du beaujolais nouveau, avec plus de 12 000 hectolitres importés. Ils sont suivis par le Royaume-Uni (environ 7 500 hectolitres) et le Canada (environ 3 000 hectolitres), deux pays avec une forte concentration de Français expatriés.

Le saviez vous?

En 2015, le beaujolais nouveau a été principalement vendu en grandes surfaces, qui ont absorbé la moitié des bouteilles commercialisées en France, soit près de 7 millions. Les restaurants et les cavistes se sont emparés du reste.

Le saviez vous?

En 2015, plus d’un million de bouteilles de beaujolais nouveau ont été vendues aux particuliers rien qu’en Île-de-France, ce qui en fait la première région consommatrice de France. Elle est suivie de près par le Grand Est, avec un peu moins de 990 000 bouteilles, puis les Hauts-de-France, avec environ 870 000 bouteilles. La région d’origine du vin n’est que quatrième, avec tout de même plus de 850 000 bouteilles vendues.

Le saviez vous?

L’on considère que 1/3 de la production du vignoble du Beaujolais est réservée au beaujolais nouveau .

Le saviez vous ?

D’où vient ce fameux goût de banane?

D’après certaines sources suite à la demande du marché asiatique et d’une levure de fermentation créé en laboratoire , la 71B…

Le saviez vous ?

Primeur ou Nouveau …

Par réglementation des AOC, un vin est dit primeur s’il est mis en bouteille avant le printemps, et nouveau si c’est avant la vendange suivante. Donc, techniquement, le Beaujolais nouveau est aussi un vin primeur.

Sauf que …

En 1951 le terme de primeur est d’abord en usage. Pour l’administration, ” vendre en primeur” c’est devancer en toute légalité la date de déblocage des vins d’AOC, qui reste fixée au 15 décembre.

Dans le décret de 1967 et les suivants, on lit “beaujolais nouveau, vin de primeur” puis “beaujolais nouveau”.

Producteurs , négociants et consommateurs ont préféré l’ancienne et coutumière référence à la nouveauté du vin.

“Primeur” évoquait trop des images légumières .

Histoire du Beaujolais Nouveau 

La production des Beaujolais et Beaujolais Villages Nouveaux est passée de 15 000 hl (à peine 2 millions de bouteilles) dans les années cinquante, où la libération anticipée des vins nouveaux est autorisée par l’administration des contributions indirectes, à 200 000 hl (27 millions de bouteilles) en moyenne. Cet accroissement résulte du succès planétaire de ce vin hors normes autour duquel est né un phénomène de société.

1951

L’histoire du Beaujolais nouveau débute le 11 mars 1951, avec l’évolution des règlements sur la vente des vin de cette année. En effet l’arrêté paru dans le journal officiel ce jour là précise que “les producteurs n’étaient autorisés à faire sortir de leurs chais les vins de la récolte 1951 bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée qu’à dater du 15 décembre 1951″.

Mais les vignerons du Beaujolais s’insurgent contre cette publication, ils veulent vendre leur production plus tôt. Ainsi en 1951, l’Union viticole du Beaujolais demande la possibilité de vendre ses vins « en primeur », avant la date du 15 décembre. Demande acceptée le 13 novembre 1951, avec la parution d’une note administrative précisant les conditions « dans lesquelles certains vins à appellation contrôlée peuvent être commercialisés dès maintenant sans attendre le déblocage général du 15 décembre prochain ».
Bien joué les Beaujolais, le “Beaujolais Nouveau” était né.

Au cours des années 1960, la sortie du « Beaujolais nouveau » commence à s’ancrer dans le calendrier viticole. Les producteurs, les négociants et l’ensemble de la profession y trouvent leurs comptes : ce vin assure des rentrées d’argent précoces et de plus en plus massives.

Jusqu’en 1966, la date de commercialisation du « Beaujolais nouveau » est variable. En 1967, et jusqu’en 1984, un décret fixe au 15 novembre la commercialisation de ce vin. A l’origine, l’INAO décidait de la date de sortie. Puis, afin d’ancrer l’évènement et d’assurer sa promotion, on décide d’une date fixe, dégagée de toutes contraintes. Il fallait parfois faire face à des vendanges tardives qui rendaient la date du 15 novembre peu commode, comme en 1977 où la sortie du « Beaujolais nouveau » fût repoussée au 22 novembre.

Ces mêmes années 1970 sont le début d’une nouvelle ère pour le « Beaujolais nouveau ». On produit 100 000 hectolitres de « Beaujolais nouveau » en 1970. Tout s’accélère et l’évènement est relayé par une foule de journalistes, d’intellectuels, de professionnels ou de curieux. René Fallet écrit en 1975 Le Beaujolais nouveau est arrivé, ouvrage qui connaît un succès médiatique d’envergure porté par Stéphane Collaro, ami de Georges Duboeuf, ou encore Bernard Pivot, lui-même originaire de Quincié-en-Beaujolais. L’année 1975 marque le début d’une communication massive autour du « Beaujolais nouveau ». Edgar Faure, président de l’Assemblée nationale, accueille la télévision au Palais Bourbon pour inaugurer le lancement. Mireille Mathieu et Georges Brassens sont les parrains de ce même millésime. La commercialisation du « Beaujolais nouveau » devient mondiale et attire des touristes du monde entier. La Chine, les Etats-Unis, le Japon et bien d’autres pays du monde attendent sa sortie avec impatience. En 1985, on décide de donner encore plus d’importance à l’évènement en fixant une date flottante pour éviter que le « Beaujolais nouveau » ne sorte pendant un week-end. Ce sera le troisième jeudi du mois de novembre.

Dans les années 1980, les producteurs prennent conscience du filon commercial : d’une boisson modeste, peu chargée en alcool, ils ont cherché à faire un produit plus tendance, avec pour objectif de faire ressortir les arômes de fruits rouges. Le recours aux levures artificielles pour accentuer les goût de banane ou de violette, la macération préfermentaire (pour colorer et aromatiser le vin) et la chaptalisation (procédé qui consiste à ajouter du sucre pour faire monter le taux d’alcool) deviennent presque systématiques chez les viticulteurs. Résultat : le beaujolais nouveau se standardise par des effets spéciaux et par la même occasion, se répand dans le monde entier.Pourtant, depuis quelques années, certains producteurs de Beaujolais souhaitent faire marche arrière et revenir à des procédés plus naturels et traditionnels afin de retrouver les saveurs originelles du gamay noir, le cépage utilisé pour ce vin. Mais il sera difficile pour les producteurs du Beaujolais de se détacher de cette image marketing qui a fait la renommée de la région et du vin pendant des décennies.

Millésime 2018 un Beaujolais “galactique “
La nature leur a permis de récolter des raisins fabuleusement sains et de maturités phénoliques parfaites, avec des volumes plus importants pour la majorité des vignerons. Mais il faut tout de même savoir qu’avec la sécheresse, les raisins avaient des peaux épaisses et donc peu de jus. Étonnamment je connais des vignerons qui n’ont pas fait leur rendement.
C’est exceptionnel, en 2018 de juin à septembre nous avons eu 50 heures d’ensoleillement en plus que sur la moyenne des dix dernières années, c’est du jamais vu…
 Ce qui a amené des vendanges précoces qui ont débuté en général aux alentours du 1er septembre.
Ne soyons pas dogmatiques, 2018 est un millésime hors normes; les vignerons sérieux vont produire de très, très grands vins tout en remplissant leurs caves et certains en avaient bien besoin après la grêle et le gel des millésimes 2016 et 2017.
Comment pourrait on résumé le profil de ce beaujolais nouveau 2018 ?
En prenant les vins élaborés par les vignerons les plus exigeant, on pourrait définir le beaujolais nouveau 2018 ainsi….
Tout d’abord des vins déjà  calés au niveau aromatique et une texture déjà homogène avec des finale bien en place .
Ensuite une texture pulpeuse et  juteuse laissant apparaître élégance et précision saupoudrés d’une gamme aromatique gourmande et variée… magnifique dirai certains!!! Ce qui est certains c’est que pour un millésime chaud et sec les vins sont bien canalisés et reste digeste.
Et pour finir quelques avertissements ⚠️ :
Tout d’abord pour les beaujolais nouveau nature( sans souffre) qui développe chez certains des déviances aromatiques pas très agréable. Ceci est du à des raisins rentrés un peu chaud en cuverie ,
Ensuite pour les vins des vignerons qui ont exagéré au niveau des rendements provoquant une dilution aromatique et un manque de chair en milieu de bouche,
Et enfin pour ceux qui ont généré une extraction interventionniste au lieu de privilégier une infusion tout en délicatesse.
Voilà, j’espère que ce dossier vous aura plu et nous serons heureux de vous accueillir à la boutique pour vous faire découvrir notre sélection.