Grâce à la nouvelle réglementation européenne, on replante en Normandie et en Bretagne. 

Les premiers vins bretons vont être vendus avec le millésime 2019.

Jusqu’en 2015, la loi interdisait de produire et surtout de vendre son vin en pays bigouden. Grâce à la nouvelle réglementation, la région renoue avec son passé viticole, une perspective qui donne des ailes à de nombreux passionnés sur cette terre où l’on aime beaucoup le vin.

Dans la commune de Sarzeau, dans le Morbihan, sur la douce presqu’île de Rhuys, le maire (LR) David Lappartient a décidé de relancer la production viticole. Chez lui, de la vigne, il y en a longtemps eu. Et beaucoup.

DÉJÀ CHEZ LES ÉTOILÉS

À leur apogée, les surfaces plantées ont recouvert plus d’un millier d’hectares, soit 1/6ème de la superficie de la commune, avant que les pieds ne soient arrachés au profit des céréales, plus rentables. Le phylloxéra s’est chargé du reste.

Pour faire revivre cette histoire, des passionnés replantent. Même chose plus au nord, à Saint-Suliac, près de Saint-Malo, où les vignes ont réinvesti le clos de Garo, déjà cultivé par les moines au XIèmesiècle…

Grâce à la nouvelle réglementation, des vins produits en Bretagne, mais aussi en Normandie ou dans les Hauts-de-France pourront être commercialisés dès cette année. Ancien notaire, Gérard Samson n’a pas perdu de temps. Les vins que ce passionné produit à Grisy, aux portes du pays d’Auge, sont à la carte de la plupart des tables étoilées de la région sous l’étiquette des Arpents du Soleil. On les trouve aussi chez nombre de cavistes, et jusqu’en Nouvelle-Zélande et au Japon !

“Beaucoup de monde en Normandie ou en Bretagne est tenté par l’aventure, il ne faudra pas partir dans tous les sens et surveiller la qualité pour être pris au sérieux”.